__Je pense qu'il faudrait arrêter, arrêter de geindre, de gémir en parmanence. Qui a dit un jour que la vie était un long fleuve tranquille? Le film éponyme peut-être... mais la réalité et toute autre, la vie que nous vivons, ce cadeau - ne l'appelle-t-on pas présent? - est une vaste étendue, un long chemin sinueux, d'où partent différents affluents, tous regorgent des mêmes choses. Car celui qui n'a vécu que le bonheur dans sa vien n'a vécu que la moitié de sa vie. Le malheur, la déception, la peur et la colère, tous d'horribles sentiments somme toute, mais ce sont ces pensées qui renforcent notre âme, l'édifie, la rendent plus forte, plus battante pour affronter le reste, le bonheur qui nous saute à la gorge, les papillons dans le ventre, cette légère caresse qui vous enivre. La vie tient à un fil , il suffira parfois de renforcer ce film, de le rendre corde, de le rendre acier, par l'effet placebo tout simplement. Ne nous ruinons pas l'existence à avoir peur de la Vie, ni à apréhender la Mort, encore moins à haïr ou à se bistiller continuellement, on ne sait pas de quoi chaque jour sera fait ni ou on va crècher le lendemain, c'est pour cela qu'il faut vivre l'instant présent, cette intensité qu'est la vie. Après la pluie, vient toujours le beau temps, il ne faut jamais renoncer, car "vivre, c'est choisir de ne pas renoncer", c'est une quête perpetuelle du moi profond, qu'il faut aller chercher à l'intérieur de soi, ressasser et remuer, se faire souvent violence, et avancer, toujours un peu plus, un peu après l'autre, ne jamais baisser les bras car la vie est espoir et qu'elle nous offre parfois des cadeaux merveilleux sur notre route!!! Carpe Diem.
ANNONCE. Ca fait une semaine maintenant que j'ai perdu une amie. Oh, pas ma meilleure amie, pas un de mes petits loulous dont vous connaissez l'existence, non. Une amie, une jeune fille, un petit ange si beau, si parfait d'âme, si doux. J'en ai versé des larmes pour ce petit bout de femme de quatorze ans, plongée dans une détresse si forte, si dure, si oppressante, dont je ne pouvais moi-même m'en détacher. Depuis des mois et des mois, j'avais appris à l'aimer, à supporter ses crises, à calmer ses doutes d'adolescente amoureuse, et je suis sûre qu'elle avait dans son coeur cette formidable envie de vivre, cachée peut être, une battante anesthésiée sûrement...mais battante.
Et le monde a fait qu'elle est partie, la Mort l'a arrachée, elle m'a volée cette 'petite soeur affective' que je pensais pouvoir aider...mais j'ai eu tord. C'est même pour cette raison que j'avais décidé d'être en relation avec elle .Et ça me crève le coeur, vraiment.
Maintenant, vous connaissez un peu la nature de mes engagements, la nature de nos contacts, alors ce n'était pas ma meilleure amie, ni une simple copine, mais elle comptait pour moi plus que vous ne le pensez... ANNONCE TERMINEE.